Fille d’Étienne Leroy, fabricant de couvertures, et de Marie Marguerite Henriette Marchand, Marie Victoire Henriette épouse Joseph Amédée Duluc le 19 juillet 1837. Mère d’une nombreuse fratrie : Cyrille Amédée (1838-1838), Amédée Désiré (1839-?), Marie Zoé Victoire (1841-1912), Joseph Henri Gabriel (1844-1849), Nathalie Adèle dite Léontine (1847-1915), Marie (1849-1914), Aurélie (1852-1924) et Albert Paul (1855-1922).
Elle joue un rôle central dans le réseau familial gravitant autour de Félicien Rops, avec ses filles Léontine et Aurélie Duluc. Dans les années 1880, elle réside notamment au 19, rue de Grammont à Paris, adresse également associée à plusieurs membres de la famille. Rops entretient avec elle une relation affectueuse et familière, la présentant comme une « bonne belle-mère » et soulignant son dévouement. Elle participe activement à la vie quotidienne de la famille, notamment en préparant les repas et en prenant soin de ses proches. Rops se montre attentif à sa santé et cherche à lui éviter les fatigues excessives, notamment lorsqu’elle assure le service de la maison.
Elle termine sa vie à la propriété de la Demi-Lune, près de Corbeil-Essonnes, qui devient un important point de rassemblement familial. Rops y séjourne régulièrement et compte sur elle pour la vie quotidienne. Il lui confie également certains courriers et évoque avec humour sa tendance à les « mettre de côté » dans les tiroirs de la maison. En 1892, alors qu’elle tombe gravement malade, il se montre très inquiet et la décrit comme « la meilleure des mères & des belles-mères », témoignant de l’affection et de l’estime qu’il lui porte.