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#6 – « Quel printemps. Il fait merveilleux »

La Demi-Lune
Lettrines
La Sieste
Printemps

Un magnifique soleil, les oiseaux qui chantent, des températures qui montent, les bourgeons qui apparaissent… Pas de doute, le printemps a fait une entrée fracassante cette année. C’est l’occasion pour ropslettres de se plonger dans cette saison de renaissance.

Éternel retardataire dans ses projets et dans ses réponses à ses correspondants, Rops témoigne dans une lettre à Edmond Picard des effets que le printemps produit sur lui :

« Je suis réellement fort confus de vous répondre aussi tardivement. Le printemps est ma mauvaise saison comme travail, les premiers soleils ont pour moi des attendrissements auxquels je ne résiste jamais et je me sens tourner en simple bestiau. Je voudrais avoir cent bras comme le géant Briarée pour embrasser la Terre & ce qu’il a de joli dessus. – Les premières pervenches, ces fleurs de J. J. Rousseau, me font toujours l’effet d’yeux bleus qui clignotent dans les taillis & je suis tenté de leur dire : passez votre chemin Mesdemoiselles, je suis un artiste honnête ! »

Pour lire l’entièreté de la lettre : n° d’éd. 2282.

Amoureux des fleurs et de la botanique, Rops a toujours eu cet attrait pour la Terre et ses créations florales. Toute sa vie durant, il  a pu nourrir ses expérimentations jardinières dans divers lieux, chers à son cœur : tout d’abord, la serre familiale à Namur, puis le château de sa femme, Charlotte Polet de Faveau à Thozée, et enfin la maison qu’il achète en 1884, la « Demi-Lune » à Corbeil-Essonnes, près de Paris, qui lui permet d’avoir son propre jardin.

Cette passion pour la nature se reflètera dans ses œuvres graphiques et ses lettrines. Rops met dans ces petites gravures tout son talent de dessinateur amoureux des fleurs :

« Tous ces croquis sont des lettrines pour des “petites amies” […] l’art d’aimer va se voir adjoindre une trique entourée de roses épineuses avec la devise “Non Ropsa sine spinam”. »

Pour lire l’entièreté de la lettre : n° d’éd. 1974.

Dans ses œuvres graphiques, son choix foral sera variable. L’Arum dont la forme phallique ne manque pas d’évoquer le sexe masculin plaira tout particulièrement à Rops qui l’utilisera dans quelques-unes de ses œuvres, dont La Sieste.

Le printemps, saison chérie par Rops, sera pour lui une source d’inspiration puisqu’il en a fait une œuvre du même nom. Il en explique la genèse dans une lettre au graveur Léon Évely :

« Le premier vous le connaissez : c’est le Printemps […] Malheureusement ou Heureusement, le modèle qui a servi est une aimable fille attachée à l’ambigu & qui me faisait ce jour là la gracieuseté de venir poser dans les champs à Montlignon, petit village de la forêt de Montmorency o[ù] j’avais loué le petit “vide-bouteille” ou plutôt le petit “trousse-cottes” d’un de mes amis. C’est dans ce petit “trousse-cottes” que le dessin a eu lieu, – après avoir rendu justice à l’enseigne de la maison ! »

Pour lire l’entièreté de la lettre : n° d’éd. 0982.

Profitez donc de ce printemps, une saison où la nature reprend vie. Rops lui-même la savourait, au milieu des fleurs et à l’ombre des arbres.  

« Je t’écris du bois de Fausses-Reposes au milieu des violettes & à l’ombre des troncs de châtaigniers. Quel printemps. Il fait merveilleux. »

Pour lire l’entièreté de la lettre : n° d’éd. 2721.

N’hésitez pas à visiter le dernier focus de notre inventaire en ligne qui reprend nombre d’illustrations évoquées dans ce focus à la thématique printanière !